Dans un laboratoire, la maîtrise des conditions expérimentales est indispensable pour garantir la fiabilité des résultats, la sécurité des procédures, et la conservation des échantillons. Parmi les moyens simples et efficaces de contrôle thermique, la glace – sous forme de glaçons, glace pilée ou bain glacé – joue un rôle essentiel, aussi bien en biologie, en chimie qu’en biochimie.
Certains échantillons biologiques ou chimiques sont extrêmement sensibles à la chaleur. Les placer sur glace empêche :
La dégradation enzymatique (ex. : ADN, ARN, protéines)
L’oxydation de composés sensibles
L'évaporation de solvants volatils
➡️ Exemple : lors d'une extraction d’ADN, les tubes sont gardés sur glace pour prévenir la dénaturation.
Les réactions chimiques qui libèrent de la chaleur peuvent devenir dangereuses ou fausser les résultats si la température monte trop haut.
Un bain de glace-eau est souvent utilisé pour :
Réactions de précipitation
Réactions acido-basiques
Synthèse organique sensible à la température
➡️ Exemple : lors de la nitration d’un composé aromatique, un bain glacé contrôle l’exothermie.
La glace est utilisée dans :
Le transport d’échantillons biologiques (sang, tissus, urines)
L’attente d’analyses à court terme
Les congélations contrôlées par étapes
➡️ Exemple : échantillons sanguins placés sur glace pour éviter la coagulation et la lyse cellulaire avant analyse.
Lors d’expériences impliquant des solvants inflammables ou des réactifs volatils, la glace permet de réduire la pression de vapeur, limitant ainsi les risques d’explosion ou d’évaporation rapide.
➡️ Exemple : stockage temporaire de réactifs comme le diethyléther sur glace avant usage.
Utiliser de la glace propre ou stérile pour les échantillons biologiques
Changer régulièrement la glace fondue pour maintenir l’efficacité thermique
Toujours associer la glace à un suivi de température si nécessaire (thermomètre, sonde)
Ne jamais placer directement des échantillons en contact avec la glace si non protégés